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Le défi logistique et éco logistique désormais en marche ! Et pour cause, avec la récente application de la LME, la quasi suppression des pré-saisons et la nouvelle stratégie de centralisation des achats amorcée par la distribution, la logistique devient un enjeu capital pour rentabiliser son entreprise.
Pour tenter d’apporter des solutions à notre marché, une journée spéciale logistique a été organisée par le magazine Jardineries, le 29 juin à Paris. L’objectif étant d’apporter aux fournisseurs et aux distributeurs des solutions et des outils pratiques pour améliorer ou mettre en place une “Supply Chain”, permettre le dialogue sur des retours d’expérience, des échanges de vision et de compétences.
Le marché du jardin est vaste… Et les différents secteurs inhérents ont leur propre problématique. Alors si la logistique peut améliorer la profitabilité des entreprises, peut-elle améliorer le commerce d’une activité saisonnière ? Peut-on adapter sa logistique en fonction de son marché ? De même que la centralisation des achats est-elle adaptable à tous les secteurs ? Et notamment à celui du végétal ? Autant de questions auxquelles fournisseurs et distributeurs ont tenté de répondre… M.-P.M
Dossier réalisé par Muriel Seité, Valérie Langendorff et Marie-Pierre Morin avec la collaboration de Joël Plat

L’année 2010 a bien commencé comme 2009, sous un hiver très rigoureux mais ce climat particulièrement rude a laissé place à une saison météo chaotique contrairement à l’année dernière. Mêmes causes, mêmes effets, les végétaux ayant énormément souffert en hiver ont été dans la plupart des cas remplacés. C’est ce qui explique la bonne position du végétal en termes de consommation. Mais ce sont les fleurs et plantes d’intérieur qui tiennent vraiment la vedette et leur consommation explose littéralement en avril et mai. C’est d’ailleurs en avril que le plus fort taux d’ensoleillement a été enregistré. Le secteur de la motoculture, lui, n’en tire pas profit, au contraire ! Comme le montre le chiffre d’affaires de la consommation. Traduction d’un réajustement du budget des ménages qui privilégient les achats prioritaires. Notre nouvelle enquête Groupe J/ Efficience 3 fait néanmoins ressortir une augmentation sensible du chiffre d’affaires de la consommation sur 6 mois. Il faut y voir à la fois le résultat d’une hausse des prix à la consommation et des actes d’achats portés sur les Loisirs plein air. Ce qui, au final, augmente le panier moyen. A noter enfin que cette année, nous vous apportons de nouvelles données chiffrées exclusives comme le chiffre d’affaires de la consommation jardin au 1er semestre, toutes familles de produits confondus, et par circuits de distribution ou encore le chiffre d’affaires de la consommation jardin au 1er semestre par famille de produits. Parallèlement à ces données chiffrées, nous avons interrogé des magasins qui ont vraiment réussi leur saison.

Soleil, chaleur et bonne humeur étaient au rendez-vous pour la sixième cérémonie de remise des trophées JardinPlus. C’était le 24 juin sur la péniche La Marina de Bercy, l’ensemble de la profession jardin était réuni pour célébrer les meilleurs fournisseurs élus par la distribution. Et pour la deuxième année, les meilleures innovations produit ont été récompensées à travers les trophées Jard’innov. Enfin de nouveaux trophées ont été décernés au manager de l’année et au doyen des fournisseurs en produits manufacturés.
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L’Aura de la marque aurait-elle disparue ? Si les premières marques devaient leur notoriété et leur longévité à une notion de qualité, aujourd’hui, cette suprématie pourrait avoir tendance à s’éroder… Pourquoi ? A cause de leur prix, jugés pour beaucoup, comme étant prohibitif. Mais également à cause de l’arrivée depuis quelques années de leurs principales concurrentes, les MDD et MDE. Très présentes dans le secteur alimentaire, ces dernières ont également fait leur apparition, depuis quelques années dans bien d’autres secteurs et notamment dans la distribution jardin. Elles jouent un rôle considérable et pèsent de plus en plus lourd sur le marché. Enfin, à cette nouvelle offensive, il convient d’ajouter le phénomène récent de la crise générant même une légère décroissance puisque l’envie de consommer est de moins en moins au rendez-vous. Face à ce phénomène récurrent, quelle est la nouvelle stratégie des marques ? Ont-elles encore une légitimité ? Comment se démarquent-elles ? Quels sont leurs atouts ? Une nouvelle culture de marques n’est-elle pas en train d’émerger autour de l’histoire, du sens qu’elles peuvent véhiculer ? D’une réassurance qu’elles peuvent apporter… Le potentiel est énorme ! Le virage est à prendre … Analyse et témoignages…

Quelle centrale ne travaille pas aujourd’hui avec son pôle Grand Import ? C’est une réalité. Ce département englobe de plus en plus d’univers comme la déco, la poterie, et même l’outillage... Les avantages pour le distributeur ? Aller sourcer directement en Asie permet de booster le pouvoir d’achat en proposant des gammes de produits à bas prix. Les risques ? Une logistique bien aléatoire, une qualité de produit pas toujours satisfaisante et un service aux magasins, inexistant. D’autant qu’aujourd’hui, si d’un côté, la demande en produits équitables augmente toujours plus, de l’autre, l’Asie doit endiguer une pollution sévère et ralentir sa production industrielle.

Entre le durcissement de la réglementation des produits phytosanitaires et la tendance de plus en plus marquée du bio et naturel, on assiste au développement de toute une nouvelle offre en terreaux, engrais et autres produits de soin naturels… Des solutions de plantation aux ingrédients parfois surprenants et inconnus du grand public qui, pour certaines, existent pourtant depuis bien longtemps… Mais si nombre de ces produits devraient rapidement séduire un nombre important de jardiniers amateurs, ils se retrouvent confrontés à plusieurs barrières qui ralentissent leur développement… Scientifique tout d’abord, car s’il est aisé de constater leur efficacité, reste encore à le prouver de manière concrète, par des tests en laboratoires et par des contrôles réalisés par des organismes compétents… Juridique ensuite, beaucoup ne rentrant pas dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur en France… Reste enfin à communiquer auprès du grand public sur des produits nouveaux dont les ingrédients tels que les bactéries, humus, champignons mycorhiziens, peuvent être perçus comme inquiétants… De nombreux points abordés lors d’une table ronde organisée le mois dernier afin d’éclaircir la situation mais aussi pour essayer de trouver ensemble – fournisseurs et membres de l’interprofession – des débuts de solution…

Si 2008 avait épargné les lisa de la crise climatique et conjoncturelle, l’année 2009 semble bien différente ! Pour certaines enseignes en particulier, fréquentées par une importante clientèle professionnelle (agriculteurs), la forte augmentation des matières premières et la crise du lait auront suffit à affaiblir la situation économique de cette catégorie de clientèle vulnérable. Pour les autres enseignes, les bonnes performances en jardin et l’évolution de leur offre vers de nouveaux rayons bricolage ou bâti auront permis de réaliser de belles progressions. Notre enquête Groupe J 2009 fait donc ressortir une évolution du chiffre d’affaires global de 1,23 %, essentiellement dû à l’augmentation du parc de magasins et un chiffre d’affaires moyen annuel en légère baisse. Forts d’un savoir-faire et d’un professionnalisme reconnus par les consommateurs, les lisa parient sur l’avenir de façon sereine. Avec projets et mutations à la clé... M.-P.M

Les 3 et 4 mars derniers, le Groupe J organisait un premier voyage d’étude en Hollande. Objectif ? Faire découvrir aux acteurs du marché les évolutions du commerce de végétaux en Hollande. Des évolutions marquées par la virtualisation du cadran hollandais qui se traduit concrètement par le développement des ventes virtuelles avec pour conséquences une synchronisation des schémas de vente du cadran, une optimisation de la logistique et l’intégration des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) dans les processus de vente des producteurs et exportateurs… L’occasion pour notre délégation composées de représentants de la filière horticole (production, distribution, organismes de soutien, logisticiens, structure de mise en marché, enseignement, conseils et formation) de mener une réflexion autour du sujet et de ses applications possibles en France lors d’une conférence-débat animée par Brand Wagenaar.
Dossier réalisé par Laure Lebigre et Brand Wagenaar

Les mauvais présages de la crise financière n’auront pas atteint l’activité jardin ! Au contraire ! A en croire les résultats enregistrés par l’ensemble de la profession. On retiendra de 2009 une année bercée par un climat très favorable incitant les consommateurs à profiter pleinement de leur extérieur, et par conséquent, à l’embellir avec du végétal, à l’aménager.

Inespérée... L’année 2009 que l’ensemble des acteurs du marché redoutaient au vu des indices économiques et des prévisions les plus pessimistes. Seulement voilà, si crise il y a bien eu (et elle n’est pas finie), le jardin dans l’ensemble, n’a pas été vraiment touché. Les marchés concernés affichent, pour la plupart, de belles progressions à l’exception de la motoculture et de la pulvérisation. Il faut toutefois noter que 2009 a bénéficié d’un climat très favorable (un vrai hiver, un beau printemps, un été acceptable et une très belle arrière-saison) à la réussite du jardin. Et cerise sur le gâteau, la crise a plutôt incité les Français à se recentrer sur de vraies valeurs comme “manger plus sain et plus économique (retour du potager) ou mieux profiter de son chez-soi (aménagement du jardin plaisir/ mobilier, barbecue...). Le jardin, une vraie valeur refuge qui profite donc au marché. Zoom...
Dossier réalisé par Nicolas Aberton, Aurélie Bracaval, Laure Lebigre et Marie-Pierre Morin

Si le marché des végétaux enregistre sur le 1er semestre une légère baisse des ventes en volume sur les végétaux d’extérieur (-0,6 %), elles sont en hausse en valeur aussi bien pour les végétaux d’extérieur (5,7 %) que pour les végétaux d’intérieur (6,3 %) d’après les chiffres TNS Sofres/FranceAgriMer. De bons résultats que l’on doit non seulement à une météo clémente mais aussi à un ensemble de phénomènes socio-économiques…

Contre toute attente, les ventes de fleurs et de plantes d’intérieur se sont bien maintenues en 2009, malgré une consommation en chute libre sur d’autres produits de décoration intérieure. Les professionnels évoquent “l’effet crise” qui a contraint bon nombre de citoyens à réduire leurs sorties et à privilégier les invitations entre amis, où fleurs et plantes restent des cadeaux traditionnels...

L’évolution des ventes de pulvérisateurs n’a pas connu d’embellie en 2009, au contraire ! Si l’application des traitements passe de plus en plus souvent par les tuyaux des pulvérisateurs, on peut s’interroger sur les raisons d’une telle baisse en 2009 : la faute au soleil, qui a force d’assécher les végétaux, a aussi freiné la croissance de nombreux adventices.

Contrairement à l’année précédente, le marché de l’arrosage enregistre en 2009 une forte hausse de ses ventes. Si la météo y est pour beaucoup, il semble également que la prise de conscience du consommateur de la nécessiter de mieux gérer l’eau en ces temps de crise écolo-économique ait largement contribué à cette reprise…

Le marché de l’aménagement profite cette année encore du succès des produits en bois. Bacs, contenants et treillis mais aussi dalles et lames de terrasses ont encore rencontré un franc succès. Un engouement qui devrait s’amplifier dans les années à venir grâce à l’arrivée en force dans les rayons du bois composite, un matériau aux avantages multiples...

Même si le consommateur est resté plus vigilant sur le prix, le marché de la décoration et des contenants s’en tire plutôt bien en cette période de crise. La tendance actuelle du cocooning - ou du hiving - la prise en compte du jardin comme 5ème pièce à vivre et le phénomène de végétalisation du cadre de vie ayant favorisé les ventes de ce type d’offre… Mais si les nouvelles matières rencontrent de plus en plus de succès, les ventes en contenants traditionnels semblent résolument en perte de vitesse…

Intimement lié aux ventes de végétaux, le marché de la protection et de l’équipement du jardin enregistre sur l’année une belle progression des ventes grâce à une météo propice mais aussi au retour en force du potager nourricier et à la tendance “écolo” qui poussent nombre de jardiniers à adopter des méthodes de protection naturelles. Et si les bottes n’ont pas toujours trouvé preneur faute de pluie, les gants continuent de bien se vendre…

L’année 2009 a été une mauvaise année, de l’avis des nombreux professionnels interrogés, avec des baisses de chiffres d’affaires compris entre – 15 % et – 30 %. Il faut avouer que les raisons expliquant cette moindre performance se sont accumulées en 2009 : un été sec et moins propice à la tonte, des points de vente qui limitent leurs commandes de pré-saison pour ne pas stocker, une crise qui frappe le pouvoir d’achat des consommateurs...
